13/07/2007

C'est reparti


Aujourd'hui, ce sera Zurzach - Eglisau. Petite étape, pas de folies. Les pieds sont remis en état et devraient accepter l'épreuve. J'ai opté pour les chaussures de montagne. Elles sont plus lourdes, mais mes pieds les aiment bien. Dans le labeur, il vaut mieux une entente heureuse.

Alors, me revoila remontant le Rhin. Les cabanons des pêcheurs ont fait place aux fortins, vestiges d'une époque peu reluisante, comme tant d'autres et ce n'est pas fini. Ah la gloire des fait d'armes. Passons! Je m'éloigne de mon sujet.

Je scrute, j'observe. Le vénérable a-t-il pu conserver sa liberté sur ce secteur?

Les berges éveillent le doute en moi. En comparant la douceur, l'harmonie des corbes du pré à la dureté de la berge, je dois me rendre à l'évidence: il a subi des sévices, ici aussi.

Ma montée se poursuit. Je cherche des indices de liberté du fleuve. Il sont rares. Lorsque je crois en découvrir, il me faut souvent déchanter. Des pieux plantés, des traverses de bois ou de métal. Il y a aussi ces blocs de pierre, emboîtés les uns dans les autres, alignés - couverts.

Sur le chemin, un orvet vit pleinement cet instant présent en se chauffant au soleil. Je pose mon sac à dos, en extrais ma caméra, la sors de son étui. Mais avant d'avoir le temps de pointer mon objectif sur lui, le reptile s'éclipse en toute discrétion. Je remballe et reprends mon chemin.

Eglisau, le but du jour est atteint. 

A demain

09:32 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

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