13/07/2007

Vendredi 13


Après une bonne nuit, l'étape d'aujourd'hui doit me conduire de Eglisau à Feuerthalen. Rapidement, je dévie de mon itinéraire et décide de marcher sur la rive droite. D'abord, le doute m'assaille. Ai-je fait le bon choix? Le sentier s'éloigne du Rhin. Je consulte la carte et me voilà rassuré il ne tarde pas à rejoindre le vénérable. J'enjambe un cours d'eau dont le nom m'échappe. Dès lors, le chemin me fait prendre de la hauteur. Il ne finit pas de monter. Que veut-il me montrer?

Je débouche en plein vignoble avec une vue sur les Alpes en prime. La nature me fait un cadeau ô combien plus enrichissant que l'Euromillion de ce vendredi 13.

Maintenant, le sentier me ramène sur les berges.

Après m'être désaltéré à Rüdlingen je repars en cherchant la meilleure voie. Un Milan Royal attire mon attention. Il tournoie dans le ciel. Soudain, certain que je l'ai vu, il effectue une longue glissade et émet un cri plaintif, m'indiquant ainsi mon chemin.

A première vue, le Rhin a des berges à l'aspect naturel. Mais la vitesse du courant, trop uniforme et lente, démontre que la main de l'homme a maté les ardeurs du fleuve.

J'arrive dans un secteur "renaturé". Un de ces endroits, où, à grands frais, on essaie de dissimuler les gaffes du passé.

Un bras du vieux Rhin a été reconsidéré tout en le maintenant dans les limites qui nous conviennent. Des tonnes de pierres on été déversées pêle-mêle, offrant ainsi quelques caches à la faune aquatique. Des perches, de nombreux chevaines, quelques gros barbeaux et quatre ou cinq carpes se laissent voir.

Rheinau, je prends place sur une terrasse pour y manger et m'y reposer quelques instants. L'endroit est charmant, les plats bien présentés et j'ai des scrupules à satisfaire la demande de mes pieds. Conssidérant qu'ils fournissent un gros effort, je les sors des chaussures...

De Rheinau aux chutes du Rhin, le fleuve est sous contróle, les berges garnies de gros blocs de pierre y veillent.

La surface de l'eau est couverte d'une mousse blanche. Un bruit nouveau annonce les chutes. Une des merveilles de la nature. La pluie généreuse de ces derniers jours me gratifie d'un spectacle fabuleux. Le débit grossi rend les chutes grandioses.

Schaffhouse se pointe et mon épouse m'avertit que je ne trouverai pas de lit à Feuerthalen. Je décide donc de poser mon sac, de reposer mes pieds et ma tête dans cette petite cité.

 

 

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