21/07/2007

De Ilanz à Surrein


Les dernières étapes sont limitées aux environs de vingt-cinq kilomètres de manière à profiter un maximum des beautés que dame nature me réserve.

 

Je quitte Ilanz par un sentier boisé, tournant ainsi le dos à une localité bien trop bruyante à mon goût.
Comme une danse, le chemin m'approche puis m'éloigne de cet affluant du Rhin qu'est le Rhin antérieur. Maintenant, je l'entends. Il joue, chante, bavarde, jeune et vif qu'il est, insouciant de ce qui l'attend. Certes, il y a bien ça et là quelques mises en garde, mais il est encore jeune.

 


Peu avant Tavanasa je vois deux pêcheurs à la mouche. Je les observe un instant et partageant la même passion, je rejoins l'un d'entre eux pour échanger quelques mots.


Arrivé à Trun, je fais halte au camping pour m'y sustenter. Dix minutes de marche et le lieu m'invite, je ne peux y résister. Le sac est déposé, la chemise retirée, déposée sur une branche, sèche au vent. Les pieds sont sortis des chaussures et ont quitté les chaussettes. Je remonte les pantalons jusqu'aux genoux. Je prends place sur un gros caillou laissant mes pieds reposer sur le fond et se faire masser par l'eau fraîche du Rhin antérieur. Tout du bonheur, jouissance de bien-être.

 

Le temps passe. Nul besoin d'artifice, je plane, les heures s'écoulent, le soleil décline paisiblement. Il me faut songer à repartir. Lentement je me prépare, comme pour profiter encore un moment de cet instant idyllique.

 

Surrein approche. Encore quinze minutes à marcher. Mais avant, je dois enjamber la Rein da Sumvitg. Je suis impatient, la carte laisse à penser que cette rivière possède un généreux débit. Je vois le pont, n'entend encore rien. Serait-elle paisible?

Mon optimisme baisse d'un cran en y voyant des pelles mécanique dans son lit. En passant sur le pont, je scrute son espace à la recherche du précieux liquide. Je ne décovre qu'un frêle filet anémique. De gros blocs de pierres taillées, cimentés contrôlent ses côtés. Etrange! Je reprends la carte à la recherche d'une explication. La réponcse ne tarde pas. Un barrage détourne son eau ainsi que celle d'autres cours d'eau.

 


C'est attristé que je trouve mon hôtel. Surrein contraste singulièrement avec Ilanz. Ici, tout est calme. Morphée me tend les bras. A demain.


21:14 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Bonjour
Le Rhin de Somvix au niveau de Tenigerbad est iarrêté par un barrage, et forme un lac artificiel dont l'eau alimente la centrale hydroélectrique de Tavanasa. Malheureusement la rivière (le Rhin de Somvix) est à sec à l'aval de Tenigerbag.
Je pêche (uniquement à la mouche) le canton des Grisons (en automne)depuis environ 50 ans. Une majorité de rivières, dont l'eau est captée pour la production d'énergie électrique, sont dans un état déplorable à cause des variations de débit ou du manque d'eau à l'aval des captages.
La faune aquatique est en constante diminution depuis des années à cause des phénomènes précités et de la pollution croissante due principalement au rejet de produits chimiques consommés par l'homme.

Avec mes meilleurs messages
J.-B. Schopfer

Écrit par : Jean-Bernard Schopfer | 22/07/2007

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