01/11/2007

Le vélo

Je vous ai déjà parlé de mon vélo? Mais oui, la chute!. Cet engin a aussi son histoire. Il ne m'a pas attendu pour effectuer ces premiers kilomètres. Mon père l'a utilisé intensivement pendant de nombreuses années avant de le remiser à la cave. Le bicycle connaît toutes les rivières du bassin Genevois et bien des rivières plus lointaines.
Un jour, mon grand père me propose de descendre avec lui à la cave. C'est toujours avec plaisir que je me rends dans ce lieu sombre, poussiéreux, mais ô combien chargé d'histoire par les objets qui y dorment. Même les odeurs me parlent.
L'accès à ce lieu est protégé par une porte constituée de barreaux métalliques. Mon grand-père introduit la clé dans la serrure. Il la tourne une première puis une seconde fois, libérant ainsi le loquet. Maintenant, la porte pivote sur ses gonds. Nous descendons les escaliers, que l'on sent fatigués par le temps, les marches en molasse sont usées, tordues, lisses, quelques bords ébréchés. La dernière marche nous conduit sur un sol de terre battue.
Mon Grand Père allume sa lampe de poche et c'est à la lueur de celle-ci que nous atteignons la porte de la cave. Il l'ouvre et dirige le faisceau de lumière jaunâtre en direction de la paroi de droite. La silhouette d'un vélo apparaît sous les toiles de poussière et d'araignées qui le couvrent. Mon Grand Père me raconte la vie de ce vélo avant de me proposer le vénérable objet. Devinant mon bonheur, il libère le cycle de ses toiles, le décrocher du mur sur lequel il est suspendu et me dit: « il est à toi». Une fois remonté sur le trottoir, les pneus gonflés, la selle réglée, j'embrasse mes Grand-Parents et c'est très fier que je marche aux côtés de mon vélo.
Les moments libres sont consacrés à préparer le cycle, nettoyage, réglage, changement des pneus, ponçage des gardes-boues et même le cadre est repeint en bleu roi avec un filet d'or.
Le printemps est la et la nature s'éveille, la pêche est ouverte, la petite reine est prête.
Tout n'est pas acquis pour autant. Il me faut convaincre ma mère afin qu'elle accepte que je puisse me servir de ce moyen de locomotion pour aller à la pêche. Mon esprit étant souvent en promenade du coté de l'astre de la nuit, je comprends la crainte de maman.
Il me faudra l'aide de copains qui lui assurent de bien veiller sur le doux rêveur.
C'est en pédalent que je vais à la découverte d'autres lieux de pêche.

21:46 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

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