13/08/2010

Remontée de l'Inn à pieds, Waldkraiburg am Inn à Wasserburg am Inn

Waldkraiburg am Inn à Wasserburg am Inn


Waldkraiburg am Inn à Wasserburg am Inn

Après une journée immobilisé pour un problème de pieds si, ce matin. il me fait moins mal, il est toujours enflé et mettre la chaussure n’est pas un moment de bonheur. Mais je ne peux rester et attendre ici. L'hôtel convient parfaitement aux critères que je me suis fixé pour passer une nuit. N'ayant pas la vocation de moine, j'ai du mal à me satisfaire d'une chambrette et il me faut bouger. Ce lundi soir, je serai à Wasserburg. J'ai envisagé trois possibilités: si la marche est trop pénible alors je joins la cité suivante par train et après une nuit, je retourne à Waldkraiburg sans mon sac à dos pour faire ce segment allégé; je marche jusqu'à Gars am Inn et continue avec le train réservant à mardi le bout manquant; la troisième je fais le parcours à pieds, soit les trente-sept kilomètres, mais je n'y crois pas beaucoup. Je n'ai pas retenu la solution du retour pur et simple.

Passage à la pharmacie pour me procurer une pommade pour ne pas avoir l'impression d'avoir rien tenté. Et me voilà en chemin, cela ne va par trop mal et me permet de viser Gars avec un contrôle du maillon faible après une demi-heure de marche. Résultat de l'inspection, la douleur est très faible et je vois réapparaître modestement le relief, j'enduis la surface de gel, me rechausse et poursuis la marche qui se termine Wasserburg, non sans quelques petites aventures.

Une rencontre qui me réjouit à chaque fois, cette fois avec un chevreuil, pas de lièvre aujourd'hui. Des tracés prévus que je dois changer, des sentiers marqués laissé à l'abandon qui me contraignent à des retours sur trace peu agréables. Les arrêts pour contrôler ma position sont fréquents. Je trouve que les indications des petits sentiers ne sont pas fiables.

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En entrant dans un bois je suis porté de bonheur. Les rayons de soleil se faufilent entre de grands sapins et mettent en valeur un fin tapis de mousses tissé entre les troncs. Ici et là, des fougères étendent leurs feuilles protectrices avec douceur sur cette délicate carpette.

J'ai promis à mes pieds qu'ils auront la possibilité de se rafraîchir dans un petit ru s'écoulant dans ces bois quand, au détour du chemin se présente une fontaine taillée dans un tronc d'arbre! L'eau qui y coule est fraîche. Vingt minutes de bonheur et un massage.

Mais je me rends compte que c'est le premier point d'eau, hors d'une ville, que je rencontre en près de cent-quatre-vingt kilomètres, excepté un robinet placé au haut d'une côte avec une tirelire attachée au tuyau!

C'est le matin et je descends le raidillon.

Quelle belle journée et la poursuite de cette randonnée est à nouveau sur les rails.

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