13/08/2010

Remontée de l'Inn à pieds, Wasserburg am Inn à Rosenheim

Wasserburg am Inn à Rosenheim


Wasserburg am Inn à Rosenheim

Bien que ce ne soit pas dans mes habitudes, je fais un petit tour de ville, Wasserburg est dans une boucle serrée de l'Inn ce qui lui donne peu d'espace. De vieilles et belles bâtisses. Les façades sont peintes avec des motifs et les boutiques, comme à Berne, se trouvent sous des arcades, à la différence que celles-ci sont basses et étroites.

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Je ne m'y attarde pas; j'ai hâte de remonter cette majestueuse rivière qui n'a rien à envier à bien des fleuves. Ce cours d'eau, dans toute sa splendeur, tente de cacher les innombrables mutilations des humains. Ces derniers, sans vergogne et pour leur profit uniquement, ont calibré sont lit, son parcours allemand de deux-cent-vingt-deux kilomètres compte seize barrages et rares sont ceux oû j'ai vu une passe à poissons. La dévalaison ?N'en parlons pas, les turbines règlent le problème. La marche d'aujourd'hui est facile, longue et monotone. Pas moins de trente kilomètres sur une digue à regarder un cours d'eau s'écouler uniformément, comme trop d'autres.

 

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Étonnant, ce besoin qu'à l'humain de tout aligner, mettre de niveau, même dans son jardin; la pelouse est l'expression de cette tristesse. À chaque fois que je vois un "beau" gazon, je découvre un cimetière. Une prairie libre avec un enchevêtrement de fleurs, de graminées et autres plantes accompagnée d'insectes, oiseaux et j'en passe, représente pour moi la vie.

Rosenheim me direz-vous? Le flot de bagnoles m'a dissuadé de visiter cette ville et de plus, je ne me sens pas particulièrement bien dans les centres urbains.

En écrivant, couché dans mon lit, j'attends le parcours de demain en contemplant une petite éphémère attirée par la lumière de mon écran et venue s'y poser.

Une paire d'ailes, trois cerques, un abdomen blanc finement annelé. Voilà ce que dame nature m'offre avant que j' abaisse mes paupières.

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