13/08/2010

Remontée de l'Inn à pieds, Rosenheim à Kirchbichl

Rosenheim à Kirchbichl


Rosenheim à Kirchbichl

Parti tard.

De la difficulté à ouvrir les paupières et je m’interroge si je passe la journée au lit.

Une de ces cosses à faire venir l'hiver et me muer en marmotte.

Un petit déjeuner des plus modestes.

Les gourdes et bouteille d'eau sont remplies et s’il le faut, j'ai la possibilité de remplir la gourde dans une rivière, le récipient est muni d'un triple filtre. Le système est pratique et dépanne.

De mon arrêt forcé, j'ai tiré une leçon: il me faut boire régulièrement et non une fois après cinq ou six heures de marche.

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Me revoilà sur la digue. Trois barrages à passer et je me trouve en Autriche. La pluie n'a pas voulu m’abandonner même si j'ai tenté de la devancer en allongeant le pas et la cadence. Je calcule  qu’à ce rythme je vais arriver avec une heure d'avance et avant la pluie. Mais non, elle ma devancé et mon pied, lui, m’a rappelé à l'ordre. Pour continuer il veut être ménagé.

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Ainsi les deux dernières heures se passent sous une pluie battante.

L'hôtel et son restaurant tranche singulièrement avec ce que j'ai vécu les jours précédents. Des groupes de personnes ici et là jouent soit au cartes, aux dé, à des jeux de famille. Autour d'une table, un groupe d'hommes en culotte de cuir discutent alors qu'un enfant de huit à dix ans très fier ,passe de la table de ses parents à celle du groupe d'hommes. Visiblement, il porte pour la première fois ce vêtement. Passage initiatique? D'un autre salon retentit de la musique tyrolienne. Moins fatigué je serais bien allé voir et écouter.

Le repas me ravit, goûteux, bien présenté, viande et légumes frais. Me reste à faire dodo.

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